Vitalliance Arras : témoignage de Patrick Mariette, l’un des plus grands donateurs du Téléthon

Publié le 08 octobre 2020

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Il y a quelques semaines, nous nous sommes entretenus avec Patrick Mariette, père de Loïc, bénéficiaire de l’agence Vitalliance d’Arras. Patrick est l’un des plus grands donateurs particuliers du Téléthon, avec pas moins de 43 000 euros de dons récoltés en 2019 et 85 000 euros en 2001, son plus gros record. 

Cet article dépeint le portrait d’un père qui mène un combat contre la maladie de son fils, en mettant en oeuvre des actions visant à récolter des dons pour aider à la recherche. 

Retour sur ce témoignage poignant.

Patrick Mariette 63 ans, est le père de Loïc, 30 ans. 

Un soir d’octobre 1995, alors qu’il regarde le match des éliminatoires de l’Euro 96 “FranceAzerbaïdjan”, Patrick apprend que son fils est atteint de la myopathie de Duchenne, une maladie génétique provoquant une dégénérescence progressive de l’ensemble des muscles de l’organisme. Loïc est alors âgé de seulement 5 ans.

C’est le choc. Dévasté par cette nouvelle, Patrick s’isole.

Alors adjoint dans la ville du Portel, il envisage de rendre sa carte d’élu au Maire de sa commune, ce que ce dernier refuse. Ce sont d’ailleurs même ses mots, qui redonnent foi à Patrick et lui donnent envie de “remonter la pente”. Alors pour ce faire, et jouissant déjà d’un fort capital sympathie auprès des habitants de la commune grâce à son rôle d’élu et son implication dans le milieu associatif, Patrick Mariette décide de mobiliser ses amis et toutes les personnes qui le souhaitent dans des actions visant à collecter des dons pour le Téléthon. C’est ainsi que naît l’Association de l’Espoir, comme il aime à l’appeler.  

Tombolas, spectacles, livres …

Les actions pour récolter des dons se multiplient et ne se ressemblent pas. En effet, Patrick  a des idées plein la tête. Pour la première année, il décide d’organiser une tombola et lance un appel sur Facebook dans lequel il invite les personnes à récolter des capsules d’oeufs jaunes comme celles que l’on retrouve à l’intérieur des chocolats “Kinder Surprise”, afin de pouvoir y glisser les tickets de tombola, vendus au prix de deux euros. Cette forte mobilisation a porté ses fruits puisque pour la première année, plus de 7000 oeufs ont été vendus. 

Toujours plus ambitieux, le père de Loïc ne s’est pas arrêté en si bon chemin. En effet, avec plusieurs cordes à son arc, Patrick se lance la création de spectacles, comme par exemple un concert qu’il organise deux fois par an à Montreuil et à Equihen plage, dont l’entrée est à 8 euros, et qui récolte une recette de plus de 3000 euros par spectacle. 

 Mais au-delà de ces actions, Patrick s’abandonne aussi à l’écriture, qui représente une forme de thérapie pour lui. Des poèmes, des chansons… le père de Loïc cultive sa passion au fil du temps et des épisodes marquants de sa vie, car écrire est pour lui une façon de poser des mots sur ses maux. La nuit du 6 octobre 1995, durant laquelle il apprend la maladie de son fils, il écrit d’ailleurs “Le jour où j’ai su”, qui sera vendu à plus de 9000 exemplaires pour le Téléthon.   

Durant notre échange, Patrick raconte qu’il écrit également des livres et évoque notamment un fascicule qu’il a rédigé et qui répertorie 14 anecdotes qui lui sont arrivées, dont le titre a été trouvé par son fils : “Un sacré numéro mon Papa”. Il sera vendu à plus de 500 exemplaires. Il écrira un deuxième livre “J’y ai tellement cru”, après le décès de sa fille, dont les 1630 exemplaires ont tous été vendus pour le Téléthon.

Parmi toutes les actions orchestrées par Patrick, celle de l’année dernière est pour le moins très originale. En effet, pour l’édition 2019 du Téléthon qui avait pour thème “Toujours plus haut”, Patrick a voulu marquer le coup. Il décide donc d’attacher une corde d’1.4km de long au fauteuil de son fils Loïc (point de départ), jusqu’au point le plus haut de la ville du Portel, le fameux Phare d’Alprecht, qui culmine à pas moins de 17 mètres de haut. 

Pour y parvenir, Patrick a une fois de plus pu compter sur l’élan de solidarité des habitants de sa commune, mais aussi des pompiers et de la société outreloise Alprech Filets, (qui a fabriqué les filets de protection qui entourent aujourd’hui la cathédrale Notre-Dame de Paris), qui lui a offert la corde. Une chose est sûre selon Patrick, toutes les actions menées depuis le début et celles à venir ne verraient pas le jour sans l’élan de solidarité et la mobilisation de ses amis et des habitants de la commune. 

Un seul objectif : aider à la recherche

Au fil de notre échange, lorsque l’on demande à Patrick pourquoi la quête au don pour le téléthon compte à ses yeux, c’est parce qu’il s’agit pour lui du “seul espoir” qu’ils aient pour aider à la recherche du traitement de ces maladies génétiques. Beaucoup d’avancées ont déjà vu le jour au sujet de la myopathie mais les dons restent encore nécessaires. Il clôture d’ailleurs notre entretien sur cette phrase, riche de sens “Vous serez riche de ce que vous avez donné, et non pas de ce que vous avez amassé“.  

Nous remercions chaleureusement Monsieur Patrick Mariette de nous avoir accordé cette interview, riche d’enseignement. 

 

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