Quels sont les types d’AVC, leurs conséquences et les solutions pour faciliter le quotidien ?
Les différents types d’accidents vasculaires cérébraux
On distingue deux grands types d’AVC :
- L’AVC ischémique, qui représente environ 80 à 85 % des cas : une artère cérébrale est obstruée, le plus souvent par un caillot sanguin.
- L’AVC hémorragique, qui représente environ 15 à 20 % des cas : un vaisseau sanguin cérébral se rompt et provoque une hémorragie.
En France, l’AVC constitue la première cause de handicap physique acquis chez l’adulte. Les conséquences dépendent notamment de la zone du cerveau touchée, de la gravité de l’AVC et de la récupération de la personne.
Les conséquences d’un AVC sur la vie quotidienne
Certaines difficultés peuvent diminuer avec la rééducation, tandis que d’autres nécessitent un accompagnement durable.
- Troubles moteurs : faiblesse ou paralysie d’un côté du corps, difficultés à marcher, à se lever ou à utiliser un bras.
- Troubles de l’équilibre et de la coordination : instabilité, risque de chute et difficultés lors des déplacements.
- Troubles de la parole et du langage : difficultés à articuler, à trouver ses mots ou à comprendre certaines consignes.
- Troubles de la déglutition : difficultés à avaler et risque de fausse route pendant les repas.
- Troubles cognitifs : difficultés de concentration, troubles de la mémoire ou désorientation.
- Troubles visuels : diminution du champ visuel ou difficultés à percevoir certains éléments de l’environnement.
- Fatigue importante : épuisement physique ou mental, même après des efforts limités.
- Répercussions psychologiques : anxiété, découragement, tristesse ou isolement social.
- Perte d’autonomie : difficultés pour la toilette, l’habillage, la préparation des repas ou l’entretien du logement.
Les solutions pour faciliter le quotidien après un AVC
Après un AVC, plusieurs solutions peuvent améliorer l’autonomie, la sécurité et la qualité de vie à domicile :
- Suivi médical régulier : accompagnement par le médecin traitant, le neurologue et les professionnels de santé intervenant auprès de la personne.
- Rééducation motrice : séances de kinésithérapie pour travailler la mobilité, l’équilibre et la récupération physique.
- Ergothérapie : adaptation des gestes du quotidien et recherche de solutions pour préserver l’autonomie.
- Orthophonie : accompagnement des troubles du langage, de la communication et de la déglutition.
- Aménagement du domicile : installation de barres d’appui, adaptation de la salle de bain et suppression des obstacles susceptibles de provoquer des chutes.
- Aides techniques : utilisation d’un fauteuil roulant, d’un déambulateur, d’une canne, d’un lit médicalisé ou de matériel facilitant les transferts.
- Alimentation adaptée : modification de la texture des aliments et installation appropriée pendant les repas, selon les recommandations des professionnels de santé.
- Gestion de la fatigue : organisation de temps de repos et adaptation du rythme des activités.
- Soutien psychologique : accompagnement de la personne et de ses proches face aux répercussions émotionnelles de l’AVC.
- Prévention des récidives : suivi des recommandations médicales et l’adoption d’habitudes de vie adaptées.
- Aide à domicile personnalisée : accompagnement dans les gestes essentiels, les déplacements et les activités du quotidien.
Après un AVC, l’intervention d’une aide à domicile pour personnes handicapées permet de soutenir les proches aidants et de faciliter le retour à domicile après une hospitalisation ou une période de rééducation.
Les aides financières pour une aide à domicile après un AVC
Plusieurs aides financières peuvent contribuer au financement d’une aide à domicile après un AVC, selon l’âge de la personne, son degré de perte d’autonomie et sa situation administrative.
La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) peut participer au financement d’une aide humaine, d’aides techniques, de l’aménagement du logement ou de l’adaptation du véhicule, sous réserve de remplir les conditions d’attribution.
Pour les personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) peut contribuer au financement d’un accompagnement à domicile.
Selon la situation, l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), la Majoration pour Tierce Personne (MTP) et MaPrimeAdapt’ peuvent également soutenir le maintien à domicile ou l’adaptation du logement. Le crédit d’impôt de 50 %, applicable aux dépenses éligibles de services à la personne, peut contribuer à réduire le reste à charge.
Comment choisir une aide à domicile fiable après un AVC ?
Avant de choisir un service d’aide à domicile, vérifiez :
- Agrément ou autorisation officielle de l’organisme.
- Évaluation préalable des besoins après le retour à domicile.
- Devis clair et détaillé.
- Formation des intervenants aux troubles moteurs et aux transferts.
- Accompagnement adapté aux difficultés de communication.
- Prise en compte des troubles de la déglutition et du risque de chute.
- Stabilité des intervenants et organisation des remplacements.
- Service d’astreinte le soir et le week-end.
- Coordination avec les proches et les professionnels de santé.
- Accompagnement dans les démarches administratives et les demandes d’aides financières.
L’accompagnement à domicile après un AVC avec Vitalliance
Vitalliance, spécialiste de l’accompagnement du handicap
Vitalliance est spécialisé dans l’aide à domicile auprès des personnes en situation de handicap depuis plus de 20 ans. Nos équipes proposent un accompagnement personnalisé aux personnes présentant des séquelles après un accident vasculaire cérébral.
Nos aides à domicile, disponibles 24h/24 et 7j/7, assurent une présence adaptée aux besoins de chaque bénéficiaire grâce à des Auxiliaires de Vie qualifiés et expérimentés.
Les Auxiliaires de Vie formés au titre professionnel d’Assistant de Vie aux Familles (ADVF) par notre centre de formation Unifadom reçoivent un enseignement théorique et pratique adapté à l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap.
Cette formation comprend notamment des modules consacrés aux transferts, à l’aide aux déplacements, à l’accompagnement des repas, à la communication et aux gestes de la vie quotidienne.
Des services adaptés aux personnes ayant subi un AVC
- Mobilité et déplacements :
- Aide au lever et au coucher.
- Aide aux transferts entre le lit et le fauteuil.
- Accompagnement des déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du domicile.
- Aide à l’utilisation du matériel adapté.
- Maintien de l’autonomie :
- Encouragement à réaliser les gestes du quotidien selon les capacités de la personne.
- Accompagnement dans les activités adaptées.
- Respect du rythme de récupération et des temps de repos.
- Alimentation et troubles de la déglutition :
- Préparation de repas adaptés aux besoins de la personne.
- Aide à l’installation et au bon positionnement pendant les repas.
- Adaptation de la texture des aliments selon les recommandations des professionnels de santé.
- Vigilance face au risque de fausse route.
- Communication et troubles du langage :
- Adaptation de la communication en cas d’aphasie ou de difficultés d’élocution.
- Utilisation de supports visuels, de pictogrammes ou d’un carnet de communication.
- Application des conseils formulés par l’orthophoniste.
- Vie quotidienne :
- Aide à la toilette et à l’hygiène.
- Aide à l’habillage et au déshabillage.
- Entretien du cadre de vie.
- Accompagnement pour les courses et les démarches courantes.
- Sécurité et prévention :
- Vigilance face au risque de chute.
- Observation des changements inhabituels dans l’état de la personne.
- Identification des signes d’alerte nécessitant de contacter les secours.
- Coordination avec les professionnels :
- Échanges avec les proches et les intervenants médico-sociaux.
- Coordination avec les kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes et infirmiers.
- Transmission des informations utiles à la continuité de l’accompagnement.
- Vie sociale et soutien relationnel :
- Maintien des liens sociaux et familiaux.
- Accompagnement lors des sorties et des activités adaptées.
- Présence rassurante pour prévenir l’isolement.
Questions fréquentes sur l’aide à domicile après un AVC
Après avoir subi un AVC, peut-on organiser une aide à domicile avant la sortie de l’hôpital ?
Oui. Une aide à domicile peut être préparée avant la sortie de l’hôpital ou d’un centre de rééducation. Cette anticipation permet d’évaluer les besoins de la personne, de prévoir les interventions nécessaires et d’organiser un retour à domicile plus serein.
L’aide à domicile après un AVC peut-elle être temporaire ?
Oui. L’accompagnement peut être mis en place pendant une période de récupération, puis réduit, adapté ou prolongé selon l’évolution de l’autonomie. Sa durée dépend des séquelles, du rythme de récupération et des besoins de la personne.
Une personne vivant seule peut-elle rester à domicile après un AVC ?
Cela dépend de ses séquelles, de son niveau d’autonomie, de la sécurité de son logement et de la fréquence des interventions nécessaires. Une évaluation personnalisée permet de déterminer les aides humaines, les équipements et les aménagements à prévoir pour sécuriser le maintien à domicile.
Peut-on bénéficier d’une aide à domicile après un AVC léger ?
Oui. Même lorsque les séquelles semblent limitées, une fatigue importante, des difficultés de concentration ou une gêne dans certains gestes peuvent compliquer le quotidien. Une aide ponctuelle peut faciliter la récupération et être ajustée à mesure que la personne retrouve son autonomie.
Les proches doivent-ils devenir employeurs de l’Auxiliaire de Vie ?
Non. En faisant appel à un service prestataire, l’organisme reste l’employeur de l’Auxiliaire de Vie et prend en charge son recrutement, son contrat de travail, sa rémunération, son planning et son remplacement en cas d’absence. C’est ce que propose Vitalliance partout en France. La personne accompagnée et ses proches n’ont donc pas à gérer ces démarches.